«Notre recours aux Energies renouvelables doit s'inscrire dans le cadre de la préparation d'une sortie de la rente par le développement des autres secteurs économiques (agriculture, tourisme, et autres industries manufacturières, etc.).
Ces secteurs ne peuvent se développer sans l'énergie», a écrit, M. Saïd Beghoul, expert en énergie, sur son compte facebook. Pour lui, l'émergence des énergies Renouvelables «doit nous permettre de réduire, et donc d'économiser, la consommation de ce qui nous reste comme fossiles, le gaz en premier lieu, dont 40% de la consommation locale est dédiée à la génération électrique sans compter d'autres secteurs énergivores, comme les usines de dessalement de l'eau de mer». Une situation qui le mène à relever une «urgence de penser à assurer la pérennité des besoins domestiques et l'accompagnement des EnR, elles-mêmes énergivores». Rappelons que pour le programme national des EnR a été adopté en 2011 par le gouvernement pour produire 22000 MW à l’horizon 2030, les réalisations restent très limitées. «Ce programme, révisé en 2015, devait produire 20% de l’objectif durant la première phase (2015-2020), soit 4525 MW et 17475 MW entre 2021 et 2030 (seconde phase). Or, on n’est qu’à 400 à 500 MW à une dizaine d’années de la fin du projet. Il reste à réaliser 21 500 MW», indique Dr. Said Beghoul. À cette vitesse d’avancement du projet (environ 100 MW par an), avait-il averti, «il nous faut deux siècles pour atteindre l’objectif !
Quant au gaz naturel, tout le monde sait qu’il génère pratiquement 100% de notre électricité et dans le même temps ses réserves s’amenuisent d’année en année». Résultat ? «Nos EnR vont très lentement et l’épuisement de notre gaz est rapide. Nous avons toujours voulu et espéré que ces deux sources d’énergie se croisent pour s’accompagner l’une l’autre dans la transition énergétique, mais là il y a un risque qu’elles ne cohabiteront jamais en couple». A retenir, tout récemment il a été procédé à la création d’un Commissariat des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, et à sa tête le Pr Nouredinne Yassaâ, désormais ancien directeur du CDER.  Ce commissariat est un organe de conception d’une stratégie nationale de développement de ce secteur, selon un décret exécutif paru fin octobre au journal officiel et portant création, organisation et fonctionnement de cet établissement.
Le commissariat des ENR est dirigé par un commissaire qui est nommé par décret présidentiel. Ce commissariat est doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Assisté par l'ensemble des secteurs concernés, le Commissariat définira, sur la base de la stratégie nationale, des stratégies sectorielles dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Il s'est vu aussi confié la mission de participer à l'élaboration des plans sectoriels et territoriaux dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, d'un cadre législatif et réglementaire attractif pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.    
Fouad Irnatene



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