prix du petrole New YorkNew York: Les autorités saoudiennes ont marginalisé les grandes banques internationales (dont Credit Suisse), qui avaient été chargées de mener à bien l'introduction en Bourse du géant pétrolier Aramco, ont indiqué jeudi à l'AFP des sources proches du dossier.
Les firmes occidentales pourraient toutefois revenir sur le devant de la scène si Aramco confirmait dans les prochains mois son intention de se coter sur une place financière internationale après la Bourse de Riyad, ont ajouté ces sources sous couvert d'anonymat.

"Ils veulent une cotation sur une Bourse internationale mais veulent d'abord voir comment ça se passe localement", a dit une des sources.


 En attendant, les banques américaines JPMorgan Chase et Morgan Stanley, qui étaient les deux principales chefs d'orchestre désignés, font désormais office d'observatrices, a-t-encore dit.

Goldman Sachs, Bank of America Merrill Lynch, Citigroup et Credit Suisse, qui faisaient également partie du groupe de banques devant convaincre les investisseurs à travers le monde à souscrire à acheter des titres Aramco ont également été reléguées au second plan.

Seule la banque britannique HSBC, qui détient une participation dans la banque saoudienne Saudi British Bank, reste sur le devant de la scène, ont dit les sources confirmant des informations du Financial Times.

Aramco a annoncé le 17 novembre qu'il allait introduire en décembre 1,5% de ses parts sur le Tadawul, indice de référence de la Bourse de Ryad, précisant que cela pourrait rapporter entre 24 et 25,5 milliards de dollars.

 Ces sommes porteraient la valorisation d'Aramco, fleuron national saoudien produisant environ 10% du pétrole mondial, à 1.710 milliards de dollars au maximum, loin des 2.000 milliards un temps visés par le prince héritier et fils du roi Mohammed ben Salmane, surnommé MBS.

Officiellement, la marginalisation des grandes banques occidentales est due au fait que l'introduction en Bourse d'Aramco se fera dans un premier temps sur le marché local, ont dit les sources.


 Le Royaume a eu du mal à séduire les grands investisseurs étrangers -- fonds d'investisseurs, gestionnaires d'actifs, fonds de pension -- inquiets de la gouvernance d'Aramco et de la capacité du groupe à protéger ses installations pétrolières des attaques.

Certains investisseurs ont aussi hésité à acheter des titres Aramco, en raison de leurs engagements en faveur des politiques de réduction des émissions de CO2.

Par conséquent, ce sont principalement de riches familles saoudiennes et des particuliers dans le pays qui souscrivent à cette opération.

Dans les coulisses, le prince héritier MBS n'a pas apprécié que les grandes banques occidentales n'aient pas su suffisamment séduire les investisseurs étrangers afin d'obtenir la valorisation de 2.000 milliards de dollars qu'il avait fixée dès 2016, ont confié les sources.(prixdubaril)



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