Londres: Les prix du pétrole chutaient mercredi en cours d'échanges européens, après l'annonce des stocks américains et alors que les marchés mondiaux souffraient de l'incertitude sur la croissance économique mondiale.
 Vers 15H45 GMT (17H45 HEC), le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 58,82 dollars à Londres, en baisse de 4,05% par rapport à la clôture de mardi.


 A New York, le baril américain de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour livraison en septembre s'échangeait à 54,54 dollars, soit 4,48% de moins que la veille.

Selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Énergie (EIA), les stocks de brut aux États-Unis ont augmenté de 1,6 millions de barils lors de la semaine achevée le 9 août, tandis que les analystes interrogés par l'agence Bloomberg s'attendaient à un recul de 2,5 millions de barils.

Les stocks d'essence, de leur côté, ont baissé de 1,4 million de barils et ceux de produits distillés (fioul de chauffage et gazole) de 1,9 million.

"Le pétrole a gagné en volatilité après le dernier rapport de l'EIA", a relaté David Madden, analyste chez CMC Markets.

 Cette hausse des stocks a en effet plombé les cours du pétrole, déjà en baisse plus tôt dans la journée.

Alors que mardi les prix du pétrole ont bondi après l'annonce du report des droits de douane américains, Stephen Brennock, analyste chez PVM Reports, souligne que "l'enthousiasme à la hausse s'est dissipé mercredi" après plusieurs coups durs économiques.


 "Il y a d'abord eu un retour des craintes par rapport à la demande, après la publication de données décevantes pour l'économie chinoise", a-t-il expliqué.

La production industrielle chinoise a fortement ralenti le mois dernier, son taux de croissance tombant à 4,8% sur un an, soit sa plus faible progression en 17 ans, selon des chiffres publiés mercredi par le Bureau national des statistiques (BNS).

La Chine étant une des deux plus grosses économies mondiales avec les États-Unis, un ralentissement de son industrie entraine mécaniquement une baisse de la demande mondiale de pétrole.

De plus, l'Allemagne a vu son Produit intérieur brut (PIB) se contracter de 0,1% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent.

Le recul de l'activité économique de la première économie européenne, s'ajoutant aux données chinoises, n'a fait qu'alimenter les craintes des investisseurs, qui redoutent un ralentissement généralisé de la croissance mondiale.

Dans la foulée, le taux d'intérêt sur les bons du Trésor américains à dix ans est passé temporairement mercredi sous celui des bons à deux ans, pour la première fois depuis 2007.

Ce phénomène, connu sous le nom d'"inversion de la courbe des taux", reflète la différence de rendement accordé par l'Etat américain aux investisseurs misant sur sa dette à court ou à long terme. Particulièrement redouté des marchés financiers, il est généralement l'indicateur avancé d'une récession, ce qui a pénalisé l'ensemble des marchés actions.(prixdubaril)



Commentaires

Ajouter un Commentaire